Masque de SÎN, dieu lunaire pour représenter le lundi

          SÎN              

 

Cette première sculpture de ma série «jours de la semaine», est une représentation certes documentée, mais non moins libre et modeste du premier jour de la semaine:      «le lundi».

Je voulais présenter ce travail sous forme de masques, inspirés des masques chamaniques de différentes régions du globe et, comme eux, pouvoir les plaquer sur un visage humain.

En français, comme dans la plupart des langues romanes le mot «lundi» est issu du latin: lunae dies signifiant «jour de la lune». En Anglais, Monday est forgé sur le vieil anglais mōna > moon et en Allemand Montag, sur le vieux haut allemand māno > Mond «lune», etc.

Vous l’aurez compris, je me suis donc penchée sur les représentations de cet astre de la nuit: la lune et voici ce que j’ai trouvé.

En Mésopotamie, en 2500 avant J.-C., Nanna/Sîn * est la divinité représentant la lune. Il est l’astre principal qui éclaire la nuit et dispose d’une place privilégiée dans la mythologie, puisqu’il passe pour être le père du Dieu symbolisant l’astre solaire. Alors que le dieu solaire parcourt le ciel la journée, le Dieu lunaire prend le relais la nuit.

Sîn/Nanna apparaît dans de nombreux hymnes et textes rituels comme une divinité liée à la fertilité. L’origine de cette fonction pourrait être liée à la proximité entre le cycle de la lune et le cycle menstruel. La lune est d’ailleurs signe de fertilité, de fécondité et d’abondance dans la plupart des civilisations.

Par ailleurs, le dieu lunaire est couramment associé aux bovins, animaux liés à la fertilité dans la culture du Proche Orient ancien. La forme d’une paire de cornes n’est pas sans appeler celle du croissant lunaire. Sîn est donc souvent adoré sous la forme d’un Taureau, portant une tiare à grandes cornes, ainsi qu’une grande barbe bleue de Lapis-Lazuli.

Je «tenais» mon premier jour, premier masque, ce serait un Taureau/ Dieu, portant fièrement ses cornes en croissant lunaire, la tiare sur le front: je choisis de représenter celle-ci par un disque: le cercle solaire, représentant son fils.
Je lui ai donné des couleurs chatoyantes, bien qu’il règne sur la nuit (mais, qu’est ce que la couleur?) car il représente la fertilité. Une rivière coule sur son front et sa barbe est lustrée et couverte de pierres précieuses.
Comme convenu, j’ajustai la sculpture sur mon propre visage, afin que les personnes qui le désirent puissent le porter et ainsi se transformer en Dieu SÎN, vieux de quelques milliers d’années.

*D’après l’encyclopédie Wikipédia :                                                                                                 Sîn est la divinité personnifiant la lune dans la Mésopotamie antique. Comme la plupart des autres dieux mésopotamiens il a eu plusieurs noms : Sîn (ou Sî’) correspond à la forme akkadienne de son nom, tandis qu’en sumérien, il est connu sous les noms Nanna(r) ou Su’en (d’où dérive sans doute le nom akkadien).

Nanna/Sîn était une des divinités les plus importantes du panthéon de la Mésopotamie, sans jamais avoir joué un rôle majeur dans la mythologie. Il était subordonné à son père le grand dieu Enlil, mais les deux autres grandes divinités astrales, la déesse Innana/Ishtar et le dieu solaire Utu/Shamash étaient considérés comme ses enfants. Du fait de l’importance du cycle de la lune dans le culte religieux, il a conservé une place de premier plan durant toute l’histoire mésopotamienne, et son principal sanctuaire, dans la grande ville d’Ur, fut l’un des principaux lieux de culte de la région. Secondairement, Nanna/Sîn était également une divinité liée à la fertilité, en particulier celle des troupeaux de vaches.

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