Voyagez en « eltranssibérien »

« Le Transsibérien numéro 36 003, à destination de Pékin, départ 12H01 partira voie 6. Il desservira: Kazan – Iekaterinbourg – Krasnoïarsk – Irkoutsk – Olkhon – Oulan Oude – Oulan Bator – Mt. Khentii .                                                                          Attention, nous rappelons aux personnes accompagnant les voyageurs, de ne pas monter dans les voitures.                                                                                                  Ce train comporte un service de restauration. Bon Voyage. »

 

A la découverte d’un autre Orient Transsibérien, Route de la Soie, Kamtchatka

VOYAGE AUTONOME MOSCOU-PÉKIN
5 rouleaux/5 paysages/ 5 saisons

VOYAGE INDIVIDUEL AUTONOME

De Moscou à Pékin / 20 Jours/ plus de 9000km parcourus/ 8 fuseaux horaires traversés
Disponibilité : Tout au long de l’année
Moscou – Kazan – Iekaterinbourg – Krasnoïarsk – Irkoutsk – Olkhon – Oulan Oude – Oulan Bator –
Mt. Khentii -Pekin

Avec ou sans guide et sans visites organisées, avec ou sans logement réservé, voyagez à bord du train Transsibérien, en toute liberté, selon vos envies.
Traversez 3 pays en suivant le plus long réseau de chemin de fer au monde.
Commencez par visiter la gare de Moscou puis, laissez vous engourdir par les immensités recouvertes de bouleaux blancs.
Vous longerez ensuite le lac Baïkal : celui ci constitue la plus grande réserve d’eau douce liquide à la surface de la Terre.
Vous arriverez enfin , en Mongolie, admirez ces paysages ondoyants.

 

L’AUTHENTIQUE VOYAGE TRANSSIBÉRIEN
En autonomie complète, vivez un authentique voyage transsibérien.
Ce voyage est mis au point par el-mosaïk. Bénéficiez de son expérience acquise au long des nombreux voyages transsibériens qu’elle a rêvés .
Cet itinéraire unique vous conduira loin des pièges à touristes et hors des sentiers battus, du pont de la Volga, au Lac Baïkal, jusqu’à la Mongolie.

Parcourez deux continents en cinq tours du moulin conçu à la gloire du célèbre réseau de trains Transsibérien/ Transmongolien
Nous nous chargerons des transactions difficiles, vous conserverez votre liberté de mouvement.
De la forêt Sibérienne jusqu’aux hautes steppes, ne vous limitez pas aux sites touristiques, mais découvrez la magie de ces paysages.

 

DESCRIPTION

   Dimensions : hauteur 73cm; Ø: 65cm.

Les rouleaux du el.Transsibérien tournent, lancés par la main, afin de faire défiler le paysage, comme si vous étiez à bord de ce train qui traverse toute la Sibérie puis la Mongolie pour la ligne que j’ai choisie.
De plus, l’ensemble des rouleaux tourne lui aussi, afin que le spectateur puisse observer tous les paysages sans sortir de son fauteuil, un peu comme lors d’un voyage en train, non ?

Mes recherches me montrèrent souvent une locomotive munie à l’avant d’une magnifique étoile rouge, je décidais donc de reproduire celle ci sur ma structure : il me fallait donc cinq rouleaux : un pour chaque branche de l’étoile !

Locomotive

 

Cinq rouleaux , cinq paysages…
Choisis selon deux critères :
1/ qu’ils soient représentatifs du voyage entrepris.
2/ qu’ils permettent de profiter au mieux du mouvement de rotation des rouleaux.

Le fouillis des fils électriques des villes actuelles, les troncs blancs des bouleaux qui défilent et provoquent un réflexe de poursuite, les enchevêtrements des poutres d’un pont métallique, les courbes des montagnes me paraissaient idéales pour mon projet …
Je choisis donc de représenter :

Sur le premier rouleau: La gare de Moscou.
En N° 2, une forêt de bouleaux puisque, aux dire des voyageurs, ceux ci défilent sur une grande partie du voyage.
En troisième, le pont qui traverse la Volga.
N°4 le Lac Baïcal que la ligne suit au plus près.
Et enfin,sur le 5ème la Mongolie.

Chemin faisant, je choisis de donner à chaque paysage (hormis la gare), une saison distincte.
Ainsi, nous commencerons notre voyage en été, dans une forêt bien verte, nous franchirons la Volga en Automne, longerons un lac Baïkal gelé par la rudesse de l’hiver et arriverons en Mongolie à la fonte des neiges.

 

Masque de SÎN, dieu lunaire pour représenter le lundi

          SÎN              

 

Cette première sculpture de ma série «jours de la semaine», est une représentation certes documentée, mais non moins libre et modeste du premier jour de la semaine:      «le lundi».

Je voulais présenter ce travail sous forme de masques, inspirés des masques chamaniques de différentes régions du globe et, comme eux, pouvoir les plaquer sur un visage humain.

En français, comme dans la plupart des langues romanes le mot «lundi» est issu du latin: lunae dies signifiant «jour de la lune». En Anglais, Monday est forgé sur le vieil anglais mōna > moon et en Allemand Montag, sur le vieux haut allemand māno > Mond «lune», etc.

Vous l’aurez compris, je me suis donc penchée sur les représentations de cet astre de la nuit: la lune et voici ce que j’ai trouvé.

En Mésopotamie, en 2500 avant J.-C., Nanna/Sîn * est la divinité représentant la lune. Il est l’astre principal qui éclaire la nuit et dispose d’une place privilégiée dans la mythologie, puisqu’il passe pour être le père du Dieu symbolisant l’astre solaire. Alors que le dieu solaire parcourt le ciel la journée, le Dieu lunaire prend le relais la nuit.

Sîn/Nanna apparaît dans de nombreux hymnes et textes rituels comme une divinité liée à la fertilité. L’origine de cette fonction pourrait être liée à la proximité entre le cycle de la lune et le cycle menstruel. La lune est d’ailleurs signe de fertilité, de fécondité et d’abondance dans la plupart des civilisations.

Par ailleurs, le dieu lunaire est couramment associé aux bovins, animaux liés à la fertilité dans la culture du Proche Orient ancien. La forme d’une paire de cornes n’est pas sans appeler celle du croissant lunaire. Sîn est donc souvent adoré sous la forme d’un Taureau, portant une tiare à grandes cornes, ainsi qu’une grande barbe bleue de Lapis-Lazuli.

Je «tenais» mon premier jour, premier masque, ce serait un Taureau/ Dieu, portant fièrement ses cornes en croissant lunaire, la tiare sur le front: je choisis de représenter celle-ci par un disque: le cercle solaire, représentant son fils.
Je lui ai donné des couleurs chatoyantes, bien qu’il règne sur la nuit (mais, qu’est ce que la couleur?) car il représente la fertilité. Une rivière coule sur son front et sa barbe est lustrée et couverte de pierres précieuses.
Comme convenu, j’ajustai la sculpture sur mon propre visage, afin que les personnes qui le désirent puissent le porter et ainsi se transformer en Dieu SÎN, vieux de quelques milliers d’années.

*D’après l’encyclopédie Wikipédia :                                                                                                 Sîn est la divinité personnifiant la lune dans la Mésopotamie antique. Comme la plupart des autres dieux mésopotamiens il a eu plusieurs noms : Sîn (ou Sî’) correspond à la forme akkadienne de son nom, tandis qu’en sumérien, il est connu sous les noms Nanna(r) ou Su’en (d’où dérive sans doute le nom akkadien).

Nanna/Sîn était une des divinités les plus importantes du panthéon de la Mésopotamie, sans jamais avoir joué un rôle majeur dans la mythologie. Il était subordonné à son père le grand dieu Enlil, mais les deux autres grandes divinités astrales, la déesse Innana/Ishtar et le dieu solaire Utu/Shamash étaient considérés comme ses enfants. Du fait de l’importance du cycle de la lune dans le culte religieux, il a conservé une place de premier plan durant toute l’histoire mésopotamienne, et son principal sanctuaire, dans la grande ville d’Ur, fut l’un des principaux lieux de culte de la région. Secondairement, Nanna/Sîn était également une divinité liée à la fertilité, en particulier celle des troupeaux de vaches.

Autoportrait mosaïstique

Lorsque les objets « inanimés » nous apostrophent…

Je ne sais ce qui m’a, littéralement « forcée » à garer ma voiture, en hâte, ce jour là.              Ni, pourquoi, j’ai traversé en courant, ce champ pour, finalement, trouver cette vieille souche, à moitié brûlée dans une haie que l’écobuage avait malencontreusement grignotée.

Une chose est certaine, c’est qu’ à partir du moment ou nous nous sommes vu, je n’ai eu de cesse de ramener cette beauté à l’atelier.

Le temps a passé.  Malgré de multiples caresses et quelques spéculations, l’objet de mon désir se refusait à tout engagement.

Jusqu’au jour où…                                                                                                                                      Elle s’est révélée à moi et ce fut l’idylle la plus dévorante et la plus réjouissante de l’année.

 

L’AUTOPORTRAIT À LA SINUSITE.

Cette sculpture mesure 50cm X 33cm.                                                                                   Elle s’accroche au mur, tel un tableau.                                                                          Matériaux: souche de peuplier, pâtes de verre, grès, miroirs, smalts de Venise, perle.

 

RECETTE.

Prenez une vieille souche à moitié brûlée,

Garnissez là de farce « à votre façon »: mousse, papier journal, pâte à bois…

Façonner la pâte à votre convenance puis, laissez sécher.

Lorsque la sculpture est bien sèche,  rectifier l’apprêt, si besoin …

Vous pouvez commencer votre garniture: bon courage!

                                   

N’oubliez pas de ranger votre cuisine!

 

 

 

 

 

Le travail de l’ardoise dans mes mosaïques

Définition Wikipédia: » L’ardoise est une roche métamorphique qui s’est formée dans de fortes conditions de pression et de température. Elle appartient à la famille des schistes  dont elle se distingue par la qualité de son grain, très fin, et sa fissilité. »

 

Tout à commencé avec mon travail sur le feu… Belle coïncidence si l’on se souvient de la définition précédemment citée!

Un beau jour d’Août 2014, cherchant à « suggérer » des volutes de  fumée, je me mis à travailler avec des ardoises récupérées près de mon atelier…

Je ne savais pas, alors,  que je commençais un long cheminement avec ce matériau plein de ressource!

Depuis, l’ardoise ne m’a jamais déçue, colorée quoiqu’on en dise, laissant la porte ouverte à toutes les modifications pour toutes les interprétations: en feuilletage ou en « piquants ».

N’ayant jamais quitté mon Auvergne natale, la vie au pied et en vue des volcans est pour moi, chose naturelle. Et c’est tout naturellement que je me suis mise à « fabriquer » ce que j’appellerais « les roses volcaniques ».

 

Copiant les roses des sables,  merveilleuses petites cristallisations   du désert, je plaçais mes matériaux afin de donner une impression de fusion intérieure à mes roses.

Les formes évoluèrent, au rythme de mes humeurs…

Ou… des saisons. L’automne est, chez nous, l’occasion de courir dans les bois cueillir les châtaignes et autre gourmandises! C’est ainsi que me fût inspirée la « Bogue star »

De fil en aiguille, si j’ose dire, prirent forme entre mes mains surprises, des formes étranges, sorte de créations futuristes .

Il y eu, tout d’abord:  » BUZZ ».

 

Puis,  « le Tamarapaçorus », mélange  tamanoir, rapace et de Saurien.

«  Le COCON E ».                                                                                                                E, pour Égyptien car je plaçais en son sein, une barque, inspirée par les barques solaires  que ce peuple construisait  pour qu’elles transportent les âmes des défunts dans le ciel, sur les traces du dieu Soleil.

 

« Le palais intérieur », hommage aux Mandalas, supports de méditation des Bouddhistes .

« Le mandala peut se définir comme une représentation de l’univers, enfermé dans un cercle… A l’extérieur du cercle: le monde profane et son agitation, à l’intérieur, le monde intérieur dans lequel s’exprime l’intuition de l’être qui le guide en son centre, vers le point ultime et lumineux, contact personnel avec la divinité »

Puis « Tour-nid »                                                       

tournid trans

Puis « confidences »     confidence

Enfin, la série des « Haïku »

 

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Le moulin à musique d’ el

CONCOURS « MUSIQUE ET INSPIRATION »

Le premier mot qui m’est venu à l’esprit, devant le thème du concours organisé par l’harmonie fanfare de Vic le comte dans le Puy de Dôme, « musique et inspiration » fut: mouvement.

La musique est mouvement: mouvement par les changements de tempo, mouvement de l’onde sonore, mouvement de l’instrumentiste.

Cela m’a paru une évidence: il fallait que, comme la musique, ma mosaïque soit mouvement.

Par ailleurs, j’ai toujours été fascinée par les moulins à prières des bouddhistes. (cf 1)

J’admire la beauté du geste, la poésie et l’optimisme du concept…

J’ai choisi de fabriquer un moulin à musique .

LE MOULIN A MUSIQUE

Ce moulin serait composé de plusieurs rouleaux qui tournent le temps d’une musique .

Jouant le « jeu » jusqu’au bout, je décidais de mettre les partitions de l’œuvre choisie à l’intérieur des rouleaux.

Le choix du morceau que j’allais « interpréter » fut spontané: « La mer » de Debussy,

Ceci non par facilité ( le titre ne laisse aucun doute sur le sujet traité! ), mais parce que c’est une de mes musiques préférées et surtout car l’écriture de Debussy me semblait idéale pour mon projet .

Devant la richesse de cette œuvre, j’ai cru plus raisonnable de me «cantonner » au premier mouvement, soit « De l’aube à midi sur la mer ».

Je décidais de faire :

Quatre rouleaux: un par « atmosphère » ou instant musical.

Qui tournent, lancés par la main du spectateur dans le sens des aiguilles d’une montre ( retour au moulin à prières ), de manière aléatoire pour une musique « ouverte ».

De cette façon, la confrontation des mosaïques est sans cesse renouvelée  tout comme les motifs musicaux de Debussy.

Chaque suite de tesselles se poursuit dans le rouleau voisin, par une autre, puis une autre, tout comme la mélodie qui «passent » d’un instrument à l’autre, motif après motif.

J’ai reproduit dans la composition générale de ma mosaïque, la disposition des lignes de portées du conducteur.

A mi- hauteur, en ligne d’horizon : les tesselles représentant les percussions.IMG_0063 (copie)

Au dessus de cette ligne, les vents: flûtes, clarinettes, cors, hautbois…IMG_0063 (autre copie)

En dessous, l’orchestre à cordes : violons, altos, violoncelles, contre basses.moulin à musique (copie)

Les Harpes, petites perles mouvantes côtoient les percussions, entrent dans les vents…IMG_0063 (4e copie)

ANALYSE MUSICOLOGIQUE

Tout en cherchant une certaine uniformité dans la composition générale de mon moulin à musique, les nombreuses écoutes m’ont amenée à des quêtes différentes selon le rouleau.

Le premier rouleau correspond aux 30 premières mesures : c’est le lever de rideau, il fait sombre, seule une première lueur à la fin de cet instant est représentée par des tesselles plus claires.

IMG_0063 (3e copie)

Je suis restée (de mon mieux!) fidèle à la musique, avec les « appels iambiques » de la clarinette puis du hautbois: ce sont les billes rouges, suivie d’une tesselle allongée de la même teinte.  .

Le frémissement des vagues produit par le trémolo des cordes ? Ce sont les miroirs sombres en zig-zag au bas du rouleau. Les timbales que j’entendais rouler à la fin de ces 30 mesures : je les ai reproduites avec le miroir coloré en « pic ». La mélodie à la flûte est tout en haut en miroir jaune puis la clarinette en miroir orange…

Le deuxième instant, deuxième moulin, soit les 64 mesures suivantes évoque en moi très franchement le mouvement des vagues.

J’ai choisi de faire « vivre » par la rotation du rouleau, ces vagues interprétées par l’orchestre à cordes .

Les vents, quant à eux, jouent différents motifs mélodiques  que je retranscrit avec les mêmes « codes » de couleur que précédemment.

De la mesure 65 à la mesure 132, plusieurs « ambiances » se succèdent mais, on peut entendre au début de cet extrait une évocation au ressac des fortes vagues.

De plus la distinction entre les grandes entités: vents/ percussions/harpes/ cordes me paraissait moins nette, un peu comme si les cordes montaient dans le « ciel » des vents, le tout soutenu par les harpes et les timbales .

moulin à musique (autre copie)

Repensant au souhait de Debussy d’avoir la reproduction de l’estampe du Japonnais Hokusai sur la couverture de l’édition originale de cette partition, je décidais de faire, moi aussi, une vague sur mon troisième rouleau.

Le dernier instant, très court (9 mesures) est pour moi un véritable « éblouissement ».

moulin à musique (3e copie)Comment évoquer dans mon travail cette lumière au zénith, cette impression d’infinie immensité, la déferlante d’émotions que provoque en moi la force de cette partition.

Je choisis pour mon dernier rouleau, la simplicité: il « jouera » avec la lumière, grâce à des miroirs à facette, posés en cascade.

Évocation du soleil sur une mer que j’ai voulu immense et en « vue panoramique ».

1 /Le moulin à prières traditionnel est constitué d’un cylindre rempli de mantras et pouvant tourner librement autour d’un axe. Selon les croyances associées à cet objet, actionner un tel moulin a la même valeur spirituelle que de réciter la prière du mantra, la prière étant censée se répandre ainsi dans les airs comme si elle était prononcée.

2 /Nous pouvons lire dans le livre de Christian Goubault, Claude Debussy :

« Cette partition n’a cessé d’exercer sa fascination sur les musiciens contemporains, à cause de la dispersion des timbres, d’un monde qui s’invente en lui même et se détruit à mesure, « J,Barraqué »

Un peu plus loin  : « malgré cet aspect mouvant de succession d’instants sans fin »  (A.Boucourechliev ), sa structure compartimentée, de forme ouverte »…